lundi 10 août 2015

Une étude enflammée de la timeline de Terminator Genisys



Après avoir joué avec nos nerfs au fil des teasers et des bandes annonces dévoilant toujours plus de surprise sur prise (big up Marcel Béliveau), Terminator Genisys est finalement sorti du bois. Impatients de voir ce qui était arrivé à leur Terminou préféré, les fans se sont précipités pour découvrir si Genisys était le digne héritier des deux productions estampillées James Cameron ou l'infâme rejeton des médiocres épisodes suivants, réalisés par mon beau-frère.
Si on veut rester positif, disons que le résultat est une bonne tranche de rigolade. Le tout est de savoir si on rit du film parce qu'il est drôle ou parce qu'il fait pitié.

Accrochez-vous aux accoudoirs, nous allons tenter de vous guider dans le mille-feuille qui sert d'histoire à Genisys. Et accessoirement relever la multitude de portenawak que vous n'avez pas eu le temps d'analyser puisque ce blockbuster vous balance une scène d'action toutes les cinq minutes pour être sûr que votre cerveau reste anesthésié.

En avant Guingamp, ça va SPOILER méchamment.



Genisys est une production fourre-tout et boursouflée, une pièce montée façon prequel-reboot bricolée dans l'espoir de faire une trilogie avant que tonton Cameron ne récupère les droits de son bébé dans trois ans et siffle la fin de la récrée.

Le projet est plombé par deux monumentales erreurs de casting. L'actrice incarnant Sarah Connor ressemble à une gamine de 12 ans et joue le rôle comme une banale action-girl, perdant toute la subtilité instaurée par l'inégalable Linda Hamilton (que ton nom soit sanctifié, Mère du Futur).
L'acteur choisi pour jouer Kyle Reese est également un contresens complet. Exit la frêle silhouette de Michael Biehn dans le premier Terminator, inoubliable symbole de la fragilité de l'Homme face à la froide montagne de muscles mécaniques de Schwarzy; place à un gaillard gonflé à l'hélium disposant de deux expressions faciales durant tout le film ("pas content" et "pas compris").

Mais le plus grave est que les auteurs se sont emmêlés les pinceaux en voulant trop en faire dans l'hommage aux deux films originaux et en compliquant à outrance une intrigue déjà difficilement compréhensible pour le commun des spectateurs.
L'astucieux postulat de départ consiste à faire se télescoper dans Genisys les événements des deux premiers films pour faire "table rase" de la saga, un authentique remake temporel effaçant tout ce qui s'est déroulé tout en s'y référant constamment. Le problème avec les voyages dans le temps et les paradoxes que cela entraîne c'est qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Sinon ça se voit.
Et là mes aïeuls, on assiste au championnat international de l'empilement de scènes What the fuck ?! 

Le casting frappadingue de Genisys :


John Connor en 2029 (et en 2017 aussi)
Sarah Connor en 1984 (et en 2017 aussi)
Kyle Reese en 2029, 2017 et 1984
Le T-800 Gardien en 2017
Le T-1000 et sa conjonctivite aiguë
Le détective O'Brien

Les quatre épisodes précédents ont été analysé dans le billet "Une étude sereine de la Timeline Terminator" d'il y a quelques mois. Il est conseillé d'y jeter un œil afin de mieux comprendre ce qui suit.

(cliquez pour agrandir)


Ça commence pourtant très bien. En 2029 John Connor mène ses troupes à l'assaut final du complexe Skynet abritant la fameuse machine à remonter le temps. Une scène que l'on rêvait de voir depuis 1984 !
Il s'agit du John originaire de la ligne temporelle engendrée par le premier film, c'est-à-dire le fils de Kyle Reese auquel sa mère Sarah a laissé toutes ses instructions, y compris cette fameuse photo prise avant sa fuite au Mexique, à la fin de Terminator 1.
On voit la seconde boucle s'enclencher : un modèle T-800 part pour le passé pour dézinguer notre Sarah alors qu'elle n'est qu'une innocente serveuse de fast food. Et John envoi son pote Kyle sans lui dire qu'il devra planter sa graine dans maman puis mourir (sympa le gars).
Déjà on sent pointer une légère inquiétude lorsqu'on voit John se faire agresser par un inconnu quelques secondes avant que Kyle soit téléporté par la Time Displacement Machine. Puis, pendant son trip dans le temps, Reese est assaillit de flash-backs d'une enfance qu'il n'a pas vécu où on lui délivre le mystérieux message "Genisys is Skynet" et une date fatidique : 2017.
On a la désagréable sensation qu'une arnaque est en train de refermer lentement ses sales pattes sur le scénar. Trop tard. Le train fou est lancé, avec ses millions de spectateurs-otages à bord.

Le T-800 débarque dans le Los Angeles de 1984, pile à l'heure devant le vieil éboueur dans son camion poubelle. Kyle Reese surgit lui aussi comme prévu, dans l'allée sombre avec le clodo à qui il pique son froc. Le réalisateur se paye le luxe de reproduire les deux séquences à l'identique des originales tournées 31 ans auparavant. Le fan jubile, on part sur des bases solides.

Le méchant T-800 tout frais débarqué s’apprête à démolir les 3 punks mais se fait défoncer par un vieux Terminator ainsi qu'une Sarah Connor en mode Rambo.

Peu après Kyle Reese se fait courser par un T-1000 en forme de flic asiatique dans un magasin. Il se fait menotter par deux "vrais" policiers, dont un certain O'Brien qui voit son collègue se faire massacrer par le bad cop et l'arrose de pruneaux. O'Brien constate que tirer sur un T-1000 ne fait que rayer sa carrosserie. Il libère Kyle.
Aux prises avec le Termade-in-China Reese est sauvé de justesse par Expandable Sarah et Termi-Papy qui surgissent dans un Van pourri. Le groupe parvient à s'échapper, sous les yeux incrédule d'O'Brien.

Sarah explique à Reese qu'il n'a plus besoin de la protéger du T-800, vu qu'elle a géré le doss' comme une grande avec son pote Cyborg option cheveux gris métallisés. Elle sait tout de son futur, comme si elle avait vu Terminator 1 et 2 au cinoche. Tout confusionné, Reese panique. Termipapy le calme direct en le collant au piquet à l'arrière de la fourgonnette. Ils se rendent dans un vieux building désaffecté où le duo malicieux a préparé une réception pour le T-Soupe-Miso.

Le T-Flic arrive sans qu'on sache trop comment il a fait pour trouver la planque et ambiance le groupe avec son numéro de jonglage d'épées. Il met un gros pain à Papynator puis réactive le T-800 laissé négligemment débranché par Sarah-Nikita et son mentor sénile. Le T-800, tout content de reprendre sa mission initiale, affronte Kyle, lui aussi bien heureux de pouvoir enfin défendre sa future-ex.

Pendant que le T-1000 bridé course la mère Connor dans les sous-sols, Kylounet fini par cramer le Terminus-800 (qui, décidément, est beaucoup moins efficace que l'original du premier film) et lui démonte sa tronche de bodybuildeur 80's.

Sarah Commando, parvenue à l'endroit où elle voulait piéger le T-1000, se voit confrontée à un dilemme pendant 10 secondes : 2 Kyle Reese lui font face. Sarah shoote le faux au pif et balance un hectolitre d'acide sur le T-1000 pour lui apprendre à copier sur son voisin.

Maintenant débarrassée de toutes les menaces Sa-Race peut enfin expliquer la situation à son ex-futur. Un gentil Terminator a débarqué en 1973 alors qu'elle n'avait que 9 ans, envoyé par on-ne-sait-qui pour la protéger d'un autre killer T-1000 missionné pour liquider toute sa famille. Mission en partie réussie : papa et maman Connor ont été assassinés. Gentil-Termi avait toutes les infos sur les événements de Terminator 1 et 2 (il avait regardé les Blu-Ray, pas con). Il a donc pu préparer Sarah pendant 10 ans et confectionner cette réception de ouf au trio T-800/T-1000/Kyle.
Encore plus balèze, Papynator a carrément fabriqué sa propre bécane pour parcourir le temps et n'attendait plus qu'une puce du futur pour éviter de griller celle dans sa tête.
A ce stade on se dit que ce sont les auteurs qui ont grillé leurs fusibles. Ce n'est qu'un début.

Sarah attendait Kyle pour "partir" avec lui en 1997 au fameux jour du jugement dernier et stopper cette bête histoire de guerre contre les Machines avant même qu'elle commence, en détruisant Skynet juste avant sa "naissance". Car, magie d'un script débile écrit par 36 débutants sous-payés, la machine fonctionne vers le futur ! C'est-y-pas incroyable ça madame ?!
Mais Reese se remémore les souvenirs bizarres qu'il a perçu pendant qu'il faisait des pirouettes à poil dans la lessiveuse du temps. Lui, enfant, rencontrant Sarah et la mystérieuse charade "Genisys is Skynet". Il persuade ses acolytes qu'il faut aller en 2017. Perplexe, Sarah fait finalement confiance à son bon vieux Minitel sur pattes lorsque ce dernier se lance dans un discours fumeux tentant de justifier le bordel ambiant, Kyle vivant deux enfances divergentes à cause de scénaristes fumant trop de chichon.
Ne pouvant utiliser sa propre machine faite maison, à cause que son bras il est tout amoché et qu'on ne peut pas voyager avec du métal apparent, Schwarzynator attendra sagement le retour des voyageurs en mode veille.

Nous quittons donc 1984 pour l'année 2017. Comme ils ont une poisse pas possible, Yippie-Kyle-Yay et Sarah se matérialisent en plein trafic routier. Immédiatement stoppés par la police ils finissent à l'hosto, suivis à leur insu par notre Schwarzy en conserve encore plus vieux (si, si, c'est possible) qui poireautait depuis 33 ans. C'est là que le couple découvre ce qu'est Genisys : un système d'exploitation façon Intelligence Artificielle qui peuplera très prochainement tous les ordinateurs et smartphones de la planète, y compris le réseau militaire, en les reliant tous entre eux (si ,si, c'est logique).

Ne sachant pas ce que fout son Toy-800, Sarah angoisse pendant que Kyle essaie de comprendre le scénario. Arrive O'Brien, le policier croisé par Kyle en 1984. Il est devenu détective depuis cette mésaventure, tout tourneboulé par sa rencontre avec le T-1000 asiatique et ce Kyle qu'il retrouve 33 ans après sans une ride. Le brave gars tente de convaincre ses collègues qu'ils ont à faire à des voyageurs du temps, sans grand succès.
C'est alors qu’apparaît John Connor.
Oui, LE John Connor de 2029.
Il arrive tranquillou dans la chambre d’hôpital et annonce avec un grand sourire qu'il va tout leur expliquer. Sarah, Kyle et les spectateurs se demandent si ce n'est pas une caméra cachée. Et hop! voilà nos deux dangereux terroristes libérés.

Alors qu'il emmène le duo au parking, John en profite pour demander à ses parents s'ils l'ont déjà mis en route. Sarah est gênée car elle n'est pas très chaude, Kyle est surpris mais on voit à son regard qu'il est chaud-bouillant, John lâche un gros LOL. Puis il tombe sur Arnold, le Cyber-Grand-Papa. Avec toute la subtilité qui le caractérise ce dernier shoote le héros de la résistance sans préavis. Stupeur ! On découvre que Mister Connor est un super-Terminator hybride d'humain et de nanomachines. John explique qu'il a été "converti" en T-3000 par un T-5000 juste au moment du départ de Kyle en 2029.
Puis, sans trembler du menton, TerminaJohn tente de convaincre ses futurs parents de joindre sa cause : protéger Skynet et vivre en harmonie avec les Cyborgs.
"C'est mon poing qui va s'harmoniser avec ta gueule" répond Kyle, qui a enfin compris quelque chose. Jojo explique alors que ça ne le dérangera pas de tuer ses parents, même avant qu'il naisse (vous voulez une aspirine ?).
Finalement le trio échappe au T-3000 en activant un scanner IRM qui aimante NanoConnor.

On apprend que Daniel Dyson, fils de Miles Dyson le scientifique à l'origine de Skynet qui se sacrifia dans Terminator 2, est à la tête du projet Genisys. Il a été fortement aidé dans sa tâche par le John Connor en plastique qui en a profité pour lancer la construction d'une machine à voyager dans le temps, le coquinou. Décidément c'est une manie, tout le monde va chez Casto bricoler sa bécane à changer d'époque.

Les deux fugitifs sont amenés par la vieille Schwarzette dans sa cachette, près du Golden Gate Bridge de San Francisco. Ils élaborent un plan pour attaquer Cyberdyne, là où est stocké le programme Genisys. Mais John-GPS, très tenace, les retrouve et une course-poursuite s'engage. Les fugitifs ont la bonne idée de fuir dans un gros bus jaune, véhicule rapide et discret. Evidemment ils sont rattrapés par Techno-Jeannot qui fait faire un triple salto au bus (comme le camion dans Dark Knight Rises) avant qu'il tombe du pont (comme le van dans Jurassic Park II).

De nouveau arrêtée, la fine équipe subit une nouvelle fois les interrogatoires des autorités. Arrive O'Brien (encore ?!). Les repris de justice lisent le script du film au détective. Persuadé que toute cette histoire tient debout (il est bien le seul), O'Brien libère Miss Connor, Reese et le grand muet musclé pour qu'ils accomplissent leur devoir : exploser Geniskynetysis avant qu'il ne devienne Maître du Monde dans exactement 13 heures.
Comme on s'y attend, Johnny-be-bad arrive pour trucider tout le monde et se fait encore ridiculiser.

Le groupe choppe un hélico pour rejoindre Cyberdyne. En toute logique NanoJohn, qui ne lâche décidément pas l'affaire, fait de même et les poursuit. Sentant qu'il va pouvoir balancer sa phrase fétiche, Termi-3e-âge se sacrifie en se jetant sur l'hélico du vrai-faux Connor après avoir dit à Sarah : "I'll be back". Certains fans dans la salle s'évanouissent.

Comme prévu le T-30000 émerge du crash de son hélico sans une égratignure. Comme il est mesquin il décide d'avancer le compte à rebours pour le déploiement de Genisys de 13 heures à 15 minutes. Pendant ce temps nos héros découvrent dans l'antre de Cyberdyne la machine à voyager dans le temps et une piscine de Poly-alliage mimétique (le métal liquide quoi, faut suivre !) d'où surgissent d'inquiétantes formes humanoïdes. Arnold annonce que cette véritable usine à cloner du T-1000 est sans danger. Nous sommes rassurés.
Les héros posent des bombes partout parce qu'ils sont vénères.

Poursuivi par une projection de l'I.A. de Genysis, virtuelle donc inoffensive, le groupe fait face à Dark Connor, qui n'a toujours pas compris qu'il ne pouvait pas gagner.
Terminavioque attire Johnny-WiFi dans la time machine. Il se prend la branlée de sa vie et sa carcasse fini dans la piscine d'eau métallique tandis que le T-300000 essaie péniblement de s'extraire du champ magnétique pour quitter le film. Mais c'est trop tard, ses midichloriens font exploser le bazar. Ce qui, du coup, déclenche les bombes. Tout saute. A pu Genisys.

Le couple Sarah-Kyle, planqué à la cave, a enfin deux minutes de repos pour tomber amoureux.
Juste au moment où on allait avoir un peu de cul, Schwarzy Senior émerge de la piscine en version 2.0, bourré de nanobidules et de stéroïdes et va aider ses potes à quitter les ruines parce qu'il est vraiment cool.

Plus tard on voit Kyle-Adulte rencontrer Kyle-Enfant chez ses Kyle-Parents pour lui transmettre le fameux message "Genisys is Skynet", créant ainsi le néo-souvenir rétro-actif auto-généré du début du film (oui, cette phrase ne veut rien dire).

Soulagé de s'en être sorti, le trio fabuleux a maintenant foi en l'avenir. Tout le contraire des spectateurs. Une voix-off nous annonce que beaucoup de questions restent en suspens. Tu m'étonnes.
Juste après le générique de fin, on voit que l'I.A. Genisys est toujours active quelque part dans les décombres calcinés de Cyberdyne. Coup de théâtre de gros guedin.

THE END



Maintenant que Genisys a foutu le dawa dans la saga, voici quelques questionnements méritant méditation.

Que fait le T-1000 de Terminator 2 en 1984 alors qu'il devait être envoyé en 1995 ? Et pourquoi la Terminatrix de 2004 ne vient pas en 1984, tant qu'on y est ?

La puce du T-800 envoyé en 1984 est détruite, sur quoi se basent les recherches scientifiques pour créer Skynet ?

Puisque le T-800 Gardien et la jeune Sarah ont modifié le futur dès l'année 1973, pourquoi pensent-ils que la date du Jour du Jugement est en 1997 ?

Aucun des événements de Terminator 2 n'ont eut lieu en 1995, de quoi est mort Miles Dyson ?

D'où John tire-t-il la photo de sa mère partant au Mexique puisque aucun des événements de Terminator 1 n'ont eut lieu ?

Pourquoi le T-800, conçu pour le combat, a-t-il les plans pour fabriquer une machine à voyager dans le temps ?

Le trio dispose d'une machine pour voyager vers le futur, pourquoi Kyle ne part pas pour 2029 pour sauver John Connor qu'il a vu se faire capturer par un T-5000 ?

Comment les Machines savent-elles qu'il faut envoyer le John T-3000 en 2014 et pas en 1997 alors que le passé n'a pas encore été modifié au moment de l'envoi de Kyle ?

Pourquoi le T-800 Gardien ne fait-il rien pour arrêter le développement de Genisys entre 1984 et 2017, lorsqu'il "attend" Sarah et Kyle ?

Comment le projet Genisys de Skynet a-t-il pu se concrétiser en 2017 sans l'aide de John T-3000, avant que ce dernier ne remonte le temps de 2029 à 2014 ?

Vous êtes la société ayant créé Genisys, vous avez mis au point un système révolutionnaire qui interconnecte tous les appareils sur Terre. Vous stockez les sources du programme dans un seul building ?

Comment se fait-il que Sarah ne laisse pas des instructions détaillées à son futur fils John de tous les événements qu'elle a vécu dans Genisys, en particulier qu'il se fera capturer par un T-5000 en 2029 ?

Vous êtes les parents de Kyle. Des inconnus très louches veulent parler en tête à tête avec votre fils de 13 ans. Vous les laissez faire ?

Qui est le mystérieux personnage qui a envoyé le T-800 Gardien en 1973 ? S'il est au courant qu'un T-1000 veut décimer les Connor pourquoi ne pas envoyer le Gardien AVANT 1973 pour mettre toute la famille à l'abri ? (notez que cette question est valable pour tous les films ;-)

Que devient Kate Brewster, future femme de John Connor qu'il était censé rencontrer en 1995 puis en 2004, alors que John n'existe plus durant cette période ?

Et la dernière question, celle qui tue : John Connor n'a pas été conçu en 1984 mais en 2017 (ou après), il aura donc moins de 13 ans en 2029. N'est-ce pas un peu jeune pour devenir leader de la Résistance ?


Vous avez 3 heures.


La réponse à toutes ces questions est : "paradoxe temporel, bien sûr !"